Bon, on va un peu accelerer la naration, si je veux rattraper le temps et arriver au jour d aujourd hui!

Donc on part vers Naflios, censee etre l une des plus belles villes de Grece, toujours en stop, mais cela devient difficile… Dans les petits bleds, ca va, mais globalement, on sent que les gens sont surpris et pas trop habitues.. Cependant ils ont toujours un petit signe a nous faire, ce qui est agreable par rapport a la France ou les gens font semblant de ne pas nous voir…

On s arrete a Koroni, ville cotiere tres belle, ca devient une habitude!! Les paysages a base d oliviers sont superbes, on voit cependant les degats de l enorme feu qui a decime le Peloponnese, il y a quelques etes (ou l ete dernier, je ne sais plus).

Puis Naflios, avec un enorme fort, et un centre ville tres bien batit. On aura meme l occasion de se baigner (comme vous le savez deja si vous etes un lecteur averti). On effet la ville est tres belle, mais fait un peu cote d azur grecque, au niveau de l ambiance.

On part a Epidavros, voir le plus vieux theatre antique du monde! Il est superbement preserve, et peu contenir 14000 personnes (bientot la video, inch allah). On decouvre un vieux site archeologique avec un stade que monsieur Platon en personne a decrit dans l un de ses ouvrages (colle pour Julien : lequel de ses ouvrages?? Faut bien que tu revises un peu!!)

Puis les galeres en stop continuent, pas de possibilite d aller a Sparte, mince alors moi qui voulait voir en vrai la bataille des Thermopyles (vous savez, ce film d extreme droite : 300, « This is Spartaaaaaaa!!!!! »)

On prend un bus pour se rapprocher d Athenes, direction Tripoli. Mauvais choix, ville moderne de merde, que 3 hotels en centre ville a 60 euros la chambre. On hesite a dormir dans une eglise orthodoxe, mais on pensait que cela pourrait constituer un sacrilege, alors on negocie une chambre de merde a 50 euros (le budget va exploser, on sera tres bientot de retour!!)

On oublie ce passage difficile, et l on repart vers Athenes, avec halte a Corinthe, pour voir le canal creuse a la main, qui permet aux bateau de traverser la Peloponnese. Helas, on loupe l arret (on maitrise toujours pas bien l alphabet grec..), mais bon, cela ne ressemblait pas a grand chose ce canal, et on a pu voyager frauduleusement jusqu a Athenes!!

Athenes, capitale polluee, bruyante et chaotique se devoile a nous. On en avait entendu pas trop de bien, mais c est plutot convivial, un melange de mediterannee, de bazar oriental, et de ville cosmopolite.

Notre plan Couch Surfing (merci Maryline, pour le plan!) tombe helas a l eau a la derniere minute : Anastasia, notre hote de fortune, recoit la visite de la famille de son colloc, adieu notre canape gratuit… On demande le quartier pour les hotels pas chers dans une boutique mi video club polonais, mi solarium-soins du corps (et oui, Athenes est etonnante et magique). On nous indique le quartier a prostituees et toxicomanes, et sans vergogne, on y va trouver une chambre a 10 euros, par loin du centre ville, un peu pourrie, mais avec cuisine collective, et locataires du monde entier. Le proprietaire est completement deconnecte de la realite, c est sympatique!

On voit tout de meme Anastisia un boire un coup, avec un rendez vous a 22h30 a une station de metro. Ne sachant pas trop a quoi elle ressemble, on accoste les filles de notre age qui trainent, qui sont toujours surprises, et meme souvent elles sourient! Faut dire qu on a pas trop le profil grec, ni la taille normale (on fait une tete de plus que tout le monde) : on est d un exotisme tape a l oeil! Ne vous inquietez, pas lectrices italiennes de notre coeur, on est restes de marbre aux appels des sirenes!

Avec 30 minutes de retard, une fille nous salue d un geste de la main (mais comment nous a t elle reconnue?), enfin nous rencontrons Anastisia! On mange une Pita Gyros offerte par la demoiselle, qui sort a peine du travail, peuchere, puis nous lui rendons la pareille en lui offrant un verre. On va dans un pub tres sympa musicalement, avec une cage pour accueillir des concerts (Anastasia nous explique que c est pour eviter les projectiles lances sur le groupe!). On discute jusqu a l heure du dernier metro, chouette personne, Anastiasia), puis on repart a notre hotel apres quelques sollicitations nocturnes de prostituees et toxicomanes..

Le lendemain visite de l acropole et de divers lieux antiques, on arrive pas a finir en une journee tellement il y en a! Le soir, on sort dans un quartier tres anime (place Psiri), on goute l alcool du coin, l eυnολο (gnole chaude avec du citron et autres epices) et l on va dans un bar conseille par Anastasia, avec une musique funk soul groove qui dechire! On part manger dans un endroit perdu, reserve aux grecs (pas d indications traduites en alphabet occidental, les meilleurs plans), le patron parle pas anglais, mais il nous sert une assiette des cotelettes de porcs, des frites, une salade de chou enorme, 2 bieres pour 10 euros, sans qu on ne demande rien, mais l offre nous parrait plus que correcte.

Enfin, aujourd hui (ouf, j y arrive), on visite encore l Athenes antique, puis l incroyable musee national archeologique (mon dieu comme c est beau), aussi trop grand pour tout voir..

Ce soir, train de nuit pour Thessalonique, puis correspondance pour Istambul (24h de train).

Adieu Grece pleine de grace et pleine de graisse (trop de Pitas Gyros grecques a 1 euro 50… ), et desole pour cette phrase pourrie, chers lecteurs.

Merci les grecs pour l accueil, vous etes d une gentillesse admirable, et d une tolerance folle, c est formidable!

Et merci l histoire antique de nous avoir fait civilisation, que d enseignements a tirer de ses temps revolus, mais quel heritage!

Je finirais sur une citation de Platon, qui reflete sans doute bien mon ideal politique, et l ambiance grecque :

« L Homme qui ne commet pas d injustices, n a pas besoin de lois »