© Lipnitzki / Roger-Viollet

Georges Brassens a toujours eu une place prépondérante dans mon existence : c’est mon phare.

Il m’indique la bonne direction, je trouve réconfort dans ses paroles, c’est aussi le père spirituel moustachu idéal qu’on aimerait tous avoir (enfin moi c’est sûr), un gars simple, un peu tendance feignasse du terroir sud de France, avec un bon sens de l’humour, de l’auto-dérision, qui n’aime pas les cul bénis, les « forces » de l’ordre, les braves gens, et qui aime les femmes, les amis, la dignité des gens honnêtes, le « bon dieu », les bons mots, la vie quoi!

C’est un subtil bougre, un ours et un poète, un critique tolérant, un clown sérieux, un engagé désinvolte, un anarchiste et un romantique, de la chair et de l’esprit!

Ses chansons m’ont accompagné dès l’adolescence (il m’a d’ailleurs fort bien éduqué à ce moment là, c’était mal parti!), sa tombe servait de table à pique nique / pèlerinage avant notre départ au Maroc, sa ville maritime m’a envoûté, et encore ici, au bout de l’Europe, il est encore là à me poursuivre!

J’ai en effet trouvé ses chansons traduites en russe, ce qui m’a voulu une intégration plus facile auprès du beau père, qui est un inconditionnel des chanteurs contestataires à texte, la traduction de Mourir pour des idées a suffit pour être définitivement adopté!

En plus, il y a même des vidéos des chansons interprétées en russe sur Youtube (agrémentées de bandes dessinées, qui plus est!)

Comment une musique faite de pompe peut elle être aussi universelle ? Peut être au delà de la musique, la justesse d’un homme.

 

PS : et un débat sur l’engagement avec Ferrat en cadeau bonus

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