Le Hérisson dans le Brouillard – Youri Norstein (1975)

Le Hérisson dans le brouillard (en russe : Ёжик в тумане, Iojik v toumané) est un court métrage d’animation soviétique réalisé en 1975 par Youri Norstein, produit au studio Soyouzmoultfilm à Moscou. Le scénario a été écrit par Sergueï Lvovitch Kozlov qui a publié en russe un recueil de contes homonyme.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_H%C3%A9risson_dans_le_brouillard

TPB AFK: The Pirate Bay Away from Keyboard

L’histoire du procès des 3 énergumènes qui ont créé un réseau de partage de fichiers peer 2 peer le plus grand du monde : un brillant hacker toxicomane, un activiste de la culture libre et un technophile tendance facho!

Histoire d’amour et de bouteille…

Music from Saharan Cellphones: Volume 2

Georges Brassens en russe

© Lipnitzki / Roger-Viollet

Georges Brassens a toujours eu une place prépondérante dans mon existence : c’est mon phare.

Il m’indique la bonne direction, je trouve réconfort dans ses paroles, c’est aussi le père spirituel moustachu idéal qu’on aimerait tous avoir (enfin moi c’est sûr), un gars simple, un peu tendance feignasse du terroir sud de France, avec un bon sens de l’humour, de l’auto-dérision, qui n’aime pas les cul bénis, les « forces » de l’ordre, les braves gens, et qui aime les femmes, les amis, la dignité des gens honnêtes, le « bon dieu », les bons mots, la vie quoi!

C’est un subtil bougre, un ours et un poète, un critique tolérant, un clown sérieux, un engagé désinvolte, un anarchiste et un romantique, de la chair et de l’esprit!

Ses chansons m’ont accompagné dès l’adolescence (il m’a d’ailleurs fort bien éduqué à ce moment là, c’était mal parti!), sa tombe servait de table à pique nique / pèlerinage avant notre départ au Maroc, sa ville maritime m’a envoûté, et encore ici, au bout de l’Europe, il est encore là à me poursuivre!

J’ai en effet trouvé ses chansons traduites en russe, ce qui m’a voulu une intégration plus facile auprès du beau père, qui est un inconditionnel des chanteurs contestataires à texte, la traduction de Mourir pour des idées a suffit pour être définitivement adopté!

En plus, il y a même des vidéos des chansons interprétées en russe sur Youtube (agrémentées de bandes dessinées, qui plus est!)

Comment une musique faite de pompe peut elle être aussi universelle ? Peut être au delà de la musique, la justesse d’un homme.

 

PS : et un débat sur l’engagement avec Ferrat en cadeau bonus

Vladimir Vyssotski – La Fin Du Bal

La découverte d’un pays commence pour moi souvent par la découverte de sa culture, en particulier sa culture musicale!

Mon premier coup de cœur que je tiens à partager, c’est Vladimir Vyssotski : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vladimir_Vyssotski

Je tiens mon chanteur rebelle de l’ère soviétique, qui à voyagé dans le monde mais qui est toujours revenu à Moscou, même s’il n’a jamais été reconnu comme chanteur officiel, pour cause ses chansons parlait de la vraie vie des gens.

Une voix pleine d’émotion, et des textes traduits en français comme celui là, magnifique selon moi, et un thème romantique classique, la fin du bal, sans avoir eu le temps de se déclarer à la vie, à l’amour, voila déjà l’injuste mort…

Je vous laisse cliquer ci dessous pour le son, je vous invite à lire ses paroles ci dessous.

La Fin Du Bal

Comme le fruit tombé sans avoir pût mûrir,
La faute à l’homme, la faute au vent…
Comme l’homme qui sait en se voyant mourir
Qu’il n’aura plus jamais de temps.

Un jour de plus il aurait pût chanter
Faute au destin, faute à la chance,
Faute à ses cordes qui c’étaient cassées
Son chant s’appellera silence

Il peut toujours le commencer,
Nul ne viendra jamais danser…

Nul ne le reprendra en chœur
Il n’aura jamais rien finit
A part, cette blessure au cœur
Et cette vie…

Pourquoi, j’voudrais savoir pourquoi, pourquoi,
Elle vient trop tôt la fin du bal?
C’est les oiseaux, jamais les balles
Qu’on arrête en plein vol.

Comme ces disputes commencées le soir
Faute à la nuit, faute à l’alcool
Et dont il ne restera rien plus tard
Que quelques mégots sur le sol

Il aurait tant voulu frapper pourtant
Faute au couteau faute à la peur
Il n’aura faire aucun combat au sang
Juste le temps d’un peu de sueur

Lui qu’aurait voulu tout savoir
Il n’aura même pas put tout voir…

Lui qui avait l’amour aux corps
Pour la seule qu’il aurait gardée
Il a rendu sa barque au port
Sans l’embrasser, sans la toucher, juste y penser jusqu’à la mort!

Pourquoi, j’voudrais savoir pourquoi, pourquoi,
Elle vient trop tôt la fin du bal?
C’est les oiseaux, jamais les balles
Qu’on arrête en plein vol.

Il écrivait comme on se sort d’un piège
Faute au soleil, faute aux tourments
Mais comme il prenait pour papier la neige
Ces idées fondaient au printemps…

Et quand la neige recouvrait sa page
Faute à frimas, faute à l’hiver
Au lieu d’écrire il essayait courage
D’attraper les flocons en l’air

Mais aujourd’hui il est trop tard
Il n’aura pas pris le départ…

Et son souvenir ne sera
Que la chanson d’avant la lute
De l’évadé qui n’aura pas
Atteint son bute

Pourquoi, j’voudrais savoir pourquoi, pourquoi,
Elle vient trop tôt la fin du bal?
C’est les oiseaux, jamais les balles
Qu’on arrête en plein vol.

200.000 personnes à son enterrement pourtant non médiatisé, la plus grande manifestation populaire spontanée de toute l’histoire de l’Union Soviétique, bravo l’artiste!!

Souzdal

Rétrospective passionnante sur les jeux vidéos

manettes

Photo : Farnea - Flickr - Creative Commons

Personnellement, je n’utilise pas trop les vibromasseurs, mais j’ai tout de même toujours grandi avec  un baton de plaisir dans les mains: le joystick!

Je fais parti de la génération qui a vu la naissance du jeu vidéo, et même si je manque de temps, depuis le passage à l’age adulte, de m’y consacrer pleinement, j’adore garder un oeil sur ce qui sort.

J’ai découvert cette présentation (ci dessous) certes longue, une centaine de page, mais ne vous laissez pas dissuader : ca se lit très vite, c’est très visuel, pertinent et intéressant.

On y voit pléthore de jeux ayant marqué différentes époques, et le fait voir cette chronologie est vraiment générateur de curiosité et d’espoir pour la suite!

Jusqu’où iront-ils?

De plus j’aime beaucoup la citation comparant les jeux vidéos et les psychotropes (slide n°8)!
L’esthétique du jeu vidéo: de l’abstraction géométrique au triomphe du photoréalisme

Bientôt la fin de la révolution…

machine à remonter dans le temps

Photo : donricardopezzano - Flickr - Creative Commons

Chers intrépides et nombreux lecteurs de ce blog (au dernier recencement, il restait Julien P. et David D.)!

Quel meilleur moment que la fin d’année pour se faire une petite rétrospective toute pleine de bons sentiments et de nostalgie sur, généralement, notre propre vécu, ou sur les événements ayant marqué l’actualité, ou toutes sortes de choses que l’on voit par le rétroviseur…

Car en effet, on finit une année, en quoi est ce une fin? Je ne puis vous répondre, à mon sens, il n’y a pas trop de différences entre la journée du 31 décembre et celle du 1er janvier : il fait froid, le soleil se lève le matin et se couche le soir, et tout semble être d’une parfaite continuité. Plus qu’une continuité, il s’agit même d’un cycle:

Je peux affirmer que l’on aura fait une fois le tour du soleil depuis le dernier jour de l’an. Nous aurons donc à ce moment précis fini notre révolution.

Et oui… La fin de la révolution, c’est triste, ca faisait presque un an qu’on la préparait, qu’on sentait qu’on avançait, et finalement, après une lutte acharnée de tous les instants, tout ca s’arrête.

Mais ne vous inquiétez pas car le jour de la fin de la révolution est aussi en même temps le jour d’un nouveau cycle de révolution, qui durera 365,24221935 jours, c’est précis mais c’est qu’il n’y a qu’un petit instant ou l’on peut considérer qu’on passe de la fin de la révolution précédente à la révolution suivante, un peu comme si l’on passait instantanément d’un coucher de soleil à un lever de soleil (comme si le soleil était un balle rebondissante :  d’où le fait que Mao appela sa révolution le grand bond en avant (désolé…)).

Je signale donc au passage que nous sommes dans l’erreur de fêter la fin de la révolution (ou le début de la nouvelle révolution) à minuit pile, étant donné que le 0,24221935 jour restant (soit 5h et 49 min environ)  est à ajouter chaque année de manière cumulée, sauf les années bissextiles, où nous remettons les pendules à l’heure (malgré une légère imprécision qui engendre une erreur de 3 jours tous les 10 000 ans).. C’est dommage car il me parrait important d’apprécier la beauté d’un instant au bon moment…

Vous aussi, vous vous demandez: pourquoi ce bon moment de révolution a t’il lieu en date du premier janvier? Vous trouverez la réponse ici : http://www.linternaute.com/histoire/magazine/dossier/06/jours-feries/1er-janvier/1er-janvier.shtml , sachez simplement (si vous avez la flemme de lire le billet du précédent lien) que janvier c’est le mois tout de suite après la naissance du Christ, alors si ca c’est pas une bonne raison pour commencer une révolution à cette date!

Après, étrangement, les manuels d’histoire, que notre cher gouvernement va heureusement bientôt faire disparaitre, parlent de révolution à des dates bien précises, comme le 14 juillet 1789. Cela peut prêter à confusion, mais quand on y réfléchit, c’est vrai que chaque jour de l’année est la révolution du même jour de l’année précédente (en faisant abstraction des approximations énoncées plus haut). Pourquoi certain historiens ont choisit de désigner certaines dates comme révolutionnaires et d’autres non, je ne me l’explique pas, peut être simplement pour marquer l’histoire.

De même, pourquoi parle t’on du jour de notre naissance que de notre « anniversaire », alors que l’on devrait dire plutôt « révolution natale »?

Un petit mot aussi pour fustiger tous ces contres-révolutionnaires : pour aller jusqu’au bout de votre pensée, et empècher la révolution, il faudrait arrêter le temps, vous êtes vraiment des utopistes! Ou alors arrêter le mouvement des planêtes, mais cela nous tuerai, chers messieurs! Il vous faut l’admettre, vous êtes vous aussi révolutionnaires.

En tout cas, une chose me fait bien plaisir : même en prenant une date en référence (dans notre cas, le 1er janvier à cause de Charles IX, l’homme qui voulait standardiser les révolutions!), étant donné que le cycle ne fait que se répéter jusqu’à la fin des temps, c’est tous les jours la révolution!!

Ces aspects cycliques, ce mouvement perpétuel est tout à fait euphorisant pour nous, révolutionnaires qui luttons , car comme le dit un fumeur de pipe mexicaine, sans doute balaise en astronomie « La lutte est comme un cercle : elle peut se commencer à n’importe quel point, mais elle ne se termine jamais « 

La cote de turquoise, acte 3

Je ne dépasserais pas les trois actes pour cette cote de turquoise, car cela pourrait par la suite ressembler a une tragédie (remarque 5 actes, il reste un peu de marge… ). Au moins le format trilogie, ca finit toujours bien comme pour le Seigneur des anneaux par exemple!

En tout cas, après avoir rejoint Marmaris, nous prenons le prochain bus pour Fethiye, afin d’y voir les fameuses tombes Hittites : vieux tombeaux creusés dans la montagne. On est chanceux, c’est gratuit en basse saison.

Vue d'ensemble des tombes
Vue d’ensemble des tombes
Gros plan sur la grande tombe

Gros plan sur la grande tombe

On repart pour Kalekoy, le bus n’y va pas en basse saison, mais nous dépose a 10 km : on peut se tenter le stop, c’est pas la petite galère de la presqu’ile qui va nous décourager! Ceci dit, cette fois, il n’y a pas de bus de secours, en cas d’échec …

Le stop en turc, c'est dur...

Le stop en turc, c'est dur...

On pourra dire  que l’attente fut longue : toujours ce problème de trafic un peu léger, et surtout la plupart des voitures sont pleines. Nous avons cependant quelques compagnons de stop : une vieille femme qui se fait prendre par ses amis presque instantanément, un homme qui pourra monter derrière une moto , un autre homme que aura la chance d’avoir la dernière place dans une voiture bien chargée, mais pour nous, personne… Presque on s’apprêtait a se construire un abri de fortune quand enfin arriva notre sauveur : Hassan, la quarantaine décontractée, cheveux longs,  barbe fine, cuisinier a Ucaguz, le village voisin de Kalekoy! Il tient un restaurant juste a cote du port de plaisance, permettant l’accès maritime a Kalekoy.

On décide de s’arrêter manger chez lui pour le remercier, surtout qu’une affiche l’annonce comme étant le meilleur cuisinier de la méditerranée! On mangera du poisson avec un bout de concombre, un bout de tomate, du riz et du persil, rien de très sophistique ni de très raffiné en fin de compte…

Son neveu nous propose une ballade en yacht pour aller voir la cite engloutie de l’ile de Kekova et le village de Kalekoy, mais le prix est assez redibitoire (en comparaison du prix indique par Kaptan Martin pour  la traversee en barque). On fait mine de ne pas etre interesses et petit a petit le prix descend tout au long du repas, jusqu’a etre tres raisonable au moment du the. On cede a la tentation, d’autant plus qu’en barque, on ne pourrait que traverser sans voir la cite engloutie.

Notre yacht

Notre yacht

Nous voila donc a deux sur notre yacht a admirer les paysages sous marins et sur marins. On apercoit des pans  de murs entiers sous l’eau, impressionnant!

La sentinelle de garde a Kalekoy

La sentinelle de garde a Kalekoy

La cite engloutie

La cite engloutie

Puis nous faisons escale a Kalekoy : ce village est construit sur des ruines anciennes, mais construit a la turque, ce qui lui donne un charmant aspect decousu et labyrinthique. Un chateau byzantin domine l’ensemble, puis sur le crete est, on apercoit quelques tombes antiques, parsemees au milieu d’un champ d’oliviers millenaires. Un couple de vieux gardent un troupeau de chevres au milieu de ce drole de « musee » en plein air.

Tombes, oliviers et chevres

Tombes, oliviers et chevres

Ce village est calme, beau, et son environnement exceptionnel.

Le village de Kalekoy

Le village de Kalekoy

On passe dire bonjour de la part du Kaptan Martin a un autre restaurant Hassan : la legende raconte qu’un guide touristique a fait une critique elogieuse du restaurant Hassan de Kalekoy, depuis tous les restaurants du coin s’appelent restaurant Hassan! Sur le depart du port, on croise une barque d’ecoliers qui arrivent a 20 dans leur minuscule bateau, tandis que nous, on a notre yacht a deux. Nous voulions voyager en coherence avec les habitudes locales, autant dire que la, c’est rate… Ceci dit les paysages marins sompteux au coucher du soleil nous feront vite oublier ce derapage.

Coucher de soleil

Coucher de soleil

On finit par passer la nuit sur la terrasse du restaurant d’Hassan (celui qui nous a pris en stop) qui nous offre aussi le the, quelle hospitalite ces turcs!

Restaurant Hassan

Restaurant Hassan

J’opte pour la terrasse couverte avec carrelage (j’ai mon carremat qui me sert pour la troisieme fois du voyage!), Baptiste prefere le confort des coussins sur les bancs exterieurs et la vue des etoiles : cela sera temporaire pour lui car en pleine nuit, un orage eclate. Si l’on rajoute a cela les quelques moustiques plutot gourmands qui nous empeche de profiter de Mosphee, on peut dire que cette nuit ne fut pas de tout repos…

Le lendemain, Hassan nous offre un dernier the avant que l’on parte, merci mille fois, quel accueil! Puis nous partons pour Antalya, notre derniere etape du bord de mer. Quelle belle cote, cette cote de turquoise, dire qu’en saison plus chaude, on aurait pu se faire une randonnee de 100 km alliant sites historiques et paysages de littoral, le long de la voie lycienne.

En tout cas j’ai trouve un endroit ou je passerai volontier ma retraite, mais je crains qu’il faille attendre un demi siecle encore… Mais je serai patient, car le bon air marin, les oliviers millenaires, les vestiges antiques et la gentillesse des habitants seront toujours la!

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