Rétrospective passionnante sur les jeux vidéos

manettes

Photo : Farnea - Flickr - Creative Commons

Personnellement, je n’utilise pas trop les vibromasseurs, mais j’ai tout de même toujours grandi avec  un baton de plaisir dans les mains: le joystick!

Je fais parti de la génération qui a vu la naissance du jeu vidéo, et même si je manque de temps, depuis le passage à l’age adulte, de m’y consacrer pleinement, j’adore garder un oeil sur ce qui sort.

J’ai découvert cette présentation (ci dessous) certes longue, une centaine de page, mais ne vous laissez pas dissuader : ca se lit très vite, c’est très visuel, pertinent et intéressant.

On y voit pléthore de jeux ayant marqué différentes époques, et le fait voir cette chronologie est vraiment générateur de curiosité et d’espoir pour la suite!

Jusqu’où iront-ils?

De plus j’aime beaucoup la citation comparant les jeux vidéos et les psychotropes (slide n°8)!

Bientôt la fin de la révolution…

machine à remonter dans le temps

Photo : donricardopezzano - Flickr - Creative Commons

Chers intrépides et nombreux lecteurs de ce blog (au dernier recencement, il restait Julien P. et David D.)!

Quel meilleur moment que la fin d’année pour se faire une petite rétrospective toute pleine de bons sentiments et de nostalgie sur, généralement, notre propre vécu, ou sur les événements ayant marqué l’actualité, ou toutes sortes de choses que l’on voit par le rétroviseur…

Car en effet, on finit une année, en quoi est ce une fin? Je ne puis vous répondre, à mon sens, il n’y a pas trop de différences entre la journée du 31 décembre et celle du 1er janvier : il fait froid, le soleil se lève le matin et se couche le soir, et tout semble être d’une parfaite continuité. Plus qu’une continuité, il s’agit même d’un cycle:

Je peux affirmer que l’on aura fait une fois le tour du soleil depuis le dernier jour de l’an. Nous aurons donc à ce moment précis fini notre révolution.

Et oui… La fin de la révolution, c’est triste, ca faisait presque un an qu’on la préparait, qu’on sentait qu’on avançait, et finalement, après une lutte acharnée de tous les instants, tout ca s’arrête.

Mais ne vous inquiétez pas car le jour de la fin de la révolution est aussi en même temps le jour d’un nouveau cycle de révolution, qui durera 365,24221935 jours, c’est précis mais c’est qu’il n’y a qu’un petit instant ou l’on peut considérer qu’on passe de la fin de la révolution précédente à la révolution suivante, un peu comme si l’on passait instantanément d’un coucher de soleil à un lever de soleil (comme si le soleil était un balle rebondissante :  d’où le fait que Mao appela sa révolution le grand bond en avant (désolé…)).

Je signale donc au passage que nous sommes dans l’erreur de fêter la fin de la révolution (ou le début de la nouvelle révolution) à minuit pile, étant donné que le 0,24221935 jour restant (soit 5h et 49 min environ)  est à ajouter chaque année de manière cumulée, sauf les années bissextiles, où nous remettons les pendules à l’heure (malgré une légère imprécision qui engendre une erreur de 3 jours tous les 10 000 ans).. C’est dommage car il me parrait important d’apprécier la beauté d’un instant au bon moment…

Vous aussi, vous vous demandez: pourquoi ce bon moment de révolution a t’il lieu en date du premier janvier? Vous trouverez la réponse ici : http://www.linternaute.com/histoire/magazine/dossier/06/jours-feries/1er-janvier/1er-janvier.shtml , sachez simplement (si vous avez la flemme de lire le billet du précédent lien) que janvier c’est le mois tout de suite après la naissance du Christ, alors si ca c’est pas une bonne raison pour commencer une révolution à cette date!

Après, étrangement, les manuels d’histoire, que notre cher gouvernement va heureusement bientôt faire disparaitre, parlent de révolution à des dates bien précises, comme le 14 juillet 1789. Cela peut prêter à confusion, mais quand on y réfléchit, c’est vrai que chaque jour de l’année est la révolution du même jour de l’année précédente (en faisant abstraction des approximations énoncées plus haut). Pourquoi certain historiens ont choisit de désigner certaines dates comme révolutionnaires et d’autres non, je ne me l’explique pas, peut être simplement pour marquer l’histoire.

De même, pourquoi parle t’on du jour de notre naissance que de notre « anniversaire », alors que l’on devrait dire plutôt « révolution natale »?

Un petit mot aussi pour fustiger tous ces contres-révolutionnaires : pour aller jusqu’au bout de votre pensée, et empècher la révolution, il faudrait arrêter le temps, vous êtes vraiment des utopistes! Ou alors arrêter le mouvement des planêtes, mais cela nous tuerai, chers messieurs! Il vous faut l’admettre, vous êtes vous aussi révolutionnaires.

En tout cas, une chose me fait bien plaisir : même en prenant une date en référence (dans notre cas, le 1er janvier à cause de Charles IX, l’homme qui voulait standardiser les révolutions!), étant donné que le cycle ne fait que se répéter jusqu’à la fin des temps, c’est tous les jours la révolution!!

Ces aspects cycliques, ce mouvement perpétuel est tout à fait euphorisant pour nous, révolutionnaires qui luttons , car comme le dit un fumeur de pipe mexicaine, sans doute balaise en astronomie « La lutte est comme un cercle : elle peut se commencer à n’importe quel point, mais elle ne se termine jamais « 

Florian express 2 : retour à la vie, changement de ligne éditoriale

Juste un petit mot pour me sortir de cette impasse bloguesque dans laquelle je me suis moi même embourbé : à vouloir faire un récit précis de voyage, on se retrouve à ne pas avoir le temps de tout écrire… Plus on vit le voyage, moins on a le temps d’introspection et d’écriture…
Cependant je digère encore, cela devrait accoucher de quelque chose un jour ou l’autre.

Pour conclure ce récit de voyage, je dirais pour résumer, ce que vous savez déjà, on est bien rentrés, tout c’est bien passé, et le détail viendra au gré du temps et des envies!

(bon, ca c’est fait!)

Il faudra du temps mais je compte bien retravailler tout cette matière pour enfin lancer ma carrière d’écrivain, du moins d’écrivain dans une autre langue que le php !

Je pense dorénavant avoir plus de liberté éditoriale : je parlerai donc de toute sorte de futilités artistiques, politiques, technologiques, utopiques, épiques et colégrame!
Un format plus court, et plus régulier, inch allah!

Donc à très bientôt !

UMP (ca marche mieux que PS, pour le référencement) : le look de ce blog a été changé, mais c’est provisoire. Un relookage sera effectué prochainement (encore une promesse! Heureusement, pas de dates, pas de pression!)

La cote de turquoise, acte 3

Je ne dépasserais pas les trois actes pour cette cote de turquoise, car cela pourrait par la suite ressembler a une tragédie (remarque 5 actes, il reste un peu de marge… ). Au moins le format trilogie, ca finit toujours bien comme pour le Seigneur des anneaux par exemple!

En tout cas, après avoir rejoint Marmaris, nous prenons le prochain bus pour Fethiye, afin d’y voir les fameuses tombes Hittites : vieux tombeaux creusés dans la montagne. On est chanceux, c’est gratuit en basse saison.

Vue d'ensemble des tombes
Vue d’ensemble des tombes
Gros plan sur la grande tombe

Gros plan sur la grande tombe

On repart pour Kalekoy, le bus n’y va pas en basse saison, mais nous dépose a 10 km : on peut se tenter le stop, c’est pas la petite galère de la presqu’ile qui va nous décourager! Ceci dit, cette fois, il n’y a pas de bus de secours, en cas d’échec …

Le stop en turc, c'est dur...

Le stop en turc, c'est dur...

On pourra dire  que l’attente fut longue : toujours ce problème de trafic un peu léger, et surtout la plupart des voitures sont pleines. Nous avons cependant quelques compagnons de stop : une vieille femme qui se fait prendre par ses amis presque instantanément, un homme qui pourra monter derrière une moto , un autre homme que aura la chance d’avoir la dernière place dans une voiture bien chargée, mais pour nous, personne… Presque on s’apprêtait a se construire un abri de fortune quand enfin arriva notre sauveur : Hassan, la quarantaine décontractée, cheveux longs,  barbe fine, cuisinier a Ucaguz, le village voisin de Kalekoy! Il tient un restaurant juste a cote du port de plaisance, permettant l’accès maritime a Kalekoy.

On décide de s’arrêter manger chez lui pour le remercier, surtout qu’une affiche l’annonce comme étant le meilleur cuisinier de la méditerranée! On mangera du poisson avec un bout de concombre, un bout de tomate, du riz et du persil, rien de très sophistique ni de très raffiné en fin de compte…

Son neveu nous propose une ballade en yacht pour aller voir la cite engloutie de l’ile de Kekova et le village de Kalekoy, mais le prix est assez redibitoire (en comparaison du prix indique par Kaptan Martin pour  la traversee en barque). On fait mine de ne pas etre interesses et petit a petit le prix descend tout au long du repas, jusqu’a etre tres raisonable au moment du the. On cede a la tentation, d’autant plus qu’en barque, on ne pourrait que traverser sans voir la cite engloutie.

Notre yacht

Notre yacht

Nous voila donc a deux sur notre yacht a admirer les paysages sous marins et sur marins. On apercoit des pans  de murs entiers sous l’eau, impressionnant!

La sentinelle de garde a Kalekoy

La sentinelle de garde a Kalekoy

La cite engloutie

La cite engloutie

Puis nous faisons escale a Kalekoy : ce village est construit sur des ruines anciennes, mais construit a la turque, ce qui lui donne un charmant aspect decousu et labyrinthique. Un chateau byzantin domine l’ensemble, puis sur le crete est, on apercoit quelques tombes antiques, parsemees au milieu d’un champ d’oliviers millenaires. Un couple de vieux gardent un troupeau de chevres au milieu de ce drole de « musee » en plein air.

Tombes, oliviers et chevres

Tombes, oliviers et chevres

Ce village est calme, beau, et son environnement exceptionnel.

Le village de Kalekoy

Le village de Kalekoy

On passe dire bonjour de la part du Kaptan Martin a un autre restaurant Hassan : la legende raconte qu’un guide touristique a fait une critique elogieuse du restaurant Hassan de Kalekoy, depuis tous les restaurants du coin s’appelent restaurant Hassan! Sur le depart du port, on croise une barque d’ecoliers qui arrivent a 20 dans leur minuscule bateau, tandis que nous, on a notre yacht a deux. Nous voulions voyager en coherence avec les habitudes locales, autant dire que la, c’est rate… Ceci dit les paysages marins sompteux au coucher du soleil nous feront vite oublier ce derapage.

Coucher de soleil

Coucher de soleil

On finit par passer la nuit sur la terrasse du restaurant d’Hassan (celui qui nous a pris en stop) qui nous offre aussi le the, quelle hospitalite ces turcs!

Restaurant Hassan

Restaurant Hassan

J’opte pour la terrasse couverte avec carrelage (j’ai mon carremat qui me sert pour la troisieme fois du voyage!), Baptiste prefere le confort des coussins sur les bancs exterieurs et la vue des etoiles : cela sera temporaire pour lui car en pleine nuit, un orage eclate. Si l’on rajoute a cela les quelques moustiques plutot gourmands qui nous empeche de profiter de Mosphee, on peut dire que cette nuit ne fut pas de tout repos…

Le lendemain, Hassan nous offre un dernier the avant que l’on parte, merci mille fois, quel accueil! Puis nous partons pour Antalya, notre derniere etape du bord de mer. Quelle belle cote, cette cote de turquoise, dire qu’en saison plus chaude, on aurait pu se faire une randonnee de 100 km alliant sites historiques et paysages de littoral, le long de la voie lycienne.

En tout cas j’ai trouve un endroit ou je passerai volontier ma retraite, mais je crains qu’il faille attendre un demi siecle encore… Mais je serai patient, car le bon air marin, les oliviers millenaires, les vestiges antiques et la gentillesse des habitants seront toujours la!

Les petits plus turcs

Voici la liste non exaustive des petits plus qui font la difference en Turquie :

  • On peut acheter des gobelets d’eau minerale : sorte de pot de yahourt souple transparent, avec de l’eau dedans (ben oui, moi je trouve ca depaysant!)
  • Il y a des cafes ou l’on ne fait que boire du the et cafe, en jouant aux cartes, au backgammon ou au rami, dans une atmosphere enfummee
  • Les feux rouges disposent d’un compte a rebours
  • Les turcs sont d’une gentillesse extreme, et sont tres fiers de rendre service
  • On peut se parfumer a l’eau de cologne dans les bus
  • Les couples de tout age manifestent leur amour par des bisous sur le front, ou autres gestes d’affection
  • Certains paves en ville sont clignotants et changent de couleur
  • Les chants d’appel a la priere sont divers et mystiques
  • Il y a des epouvantails a automobilistes : de fausses voitures de police en carton!
  • Les toilettes turques modernes sont comme les notres, mais avec l’option bidet, avec un petit jet d’eau arrivant par derriere

Les petits plus grecs

Bon, comme les recits prennent trop de temps a ecrire, je vais de temps en temps faire des billets hors contexte, afin de pouvoir revenir sur des details de maniere rapide.

Voici la liste non exaustive des petits plus qui font la difference en Grece :

  • A Athenes, les paves des routes sont balises pour permettre aux aveugles de circuler
  • La plupart des restaurant vous offre de dessert
  • Les vieux grecs sont les champions du monde du tournage de chapelet
  • Les alcools sont pas chers
  • On peut fumer de partout
  • On peut prendre des photos dans tous les musees
  • En arrivant au bar, on vous sert un verre d’eau avant meme de demander votre commande
  • Le bus vous prend, et vous depose n’importe ou sur la route
  • Il fait plus de 25 degres en novembre

La cote de turquoise, acte 2 (enfin!)

La presqu’ile de Bozburun n’est pas trop accessible en transport en commun, qu’a cela ne tienne, on va tester le stop en Turquie! Ca marche plutot pas mal, au bout de 3 voitures, un couple d’anglais, la cinquantaine nous amene dans une voiture locale, jusqu’au prochain mini village sur la route de Bozburun. Ils se sont installes la, parlent turc et apprecient l’environnement naturel de la presque ile de Bozburun, malgre le fait que les bateaux du port de plaisance ont tendance a deverser le contenu de leurs toilettes dans la mer… C’est pourtant interdit, je ne sais pas comment ils font pour ne pas se faire reperer avec cette mer totalement transparente!

La preuve que l'eau est transparente!

Une navette de bus pour Bozburun ne va pas tarder a arriver, nous indique Dorothy, qui vient de questionner un habitant en utilisant le turc avec un leger accent anglais du plus bel effet! Nous prendons donc le dolmus car vu la frequentation de la route du coin, on est pas pret de faire nos 25 km en stop! On profite des magnifiques paysages, savant melange de criques et de plages, de rochers et de forets, agreemente de petits villages.

En arrivant a Bozburum, on passe devant une ribambelle de chantiers navals, plus ou moins en chantier, ou a l’abandon. On passe une premiere fois sur la croisette qui longe le port. Un nombre impressionnant de yachts turcs ont trouve refuge ici pour la basse saison.

Oh mon bateau!

On s’arrete manger au Gordon’s Restaurant, tenu par Osman, sur le bon conseil de Dorothy. Au menu : des « mezzelis », les hors d’oeuvres turcs, delicieux :

  • fromage de chevre cremeux a la sauge, a l’ail et aux concombres
  • concentre de tomates, oignons, ail et concombres haches, froids
  • roule (pate croustillante) de fromage
  • anchois frits
  • salade de choux
  • crudites
  • galette de pomme de terre

Par hasard, « Kaptan Martin », un rocambolesque francais de Zanzibar qui passe son temps entre la France pour travailler, et la Turquie pour vivre, passe par la. Il a fait le tour de la Mediterannee en bateau avec sa famille. Il est persuade que Bozburun est le plus bel endroit a vivre de toute cette mer. Dorothy nous avait parle d’un couple de francais mais j’avais compris que « Martine » serait une femme et non pas « Martin » prononce a l’anglaise… Il nous explique qu’on a eu de la chance que Dorothy etait accompagnee car elle a pour habitude de faire payer en nature ses services, du moins aux jeunes turcs du coin… Ca fait du bien d’arriver a un endroit ou les ragots se partagent aussi facilement, je me sens comme chez moi a Venterol.

Le temps d’une biere, Kaptan Martin nous indique une pension a cote de chez lui ainsi qu’un bon tuyau pour notre prochaine etape, l’ile de Kekova, avec une ville engloutie que l’on apercoit dans l’eau transparente.

On balade toute l’apres midi sur la croisette et vers les chantiers navals, c’est beau, c’est reposant, et ca donne envie de vivre au bord de l’eau, a passer sa vie a se construire petit a petit son bateau, puis quitter la tranquilite de ce village pour affronter la mer, ou alors quitter l’affront societal pour la quietude de la mer, je sais pas trop mais je croies que je suis un autre chemin : moi je galere les pieds sur terre (ca va tant qu’il n’y a pas de vague a l’ame) !

C'est juste le debut, apres c'est plus beau encore!

C'est juste le debut, c'est mieux encore apres!

Apres l’inevitable coucher de soleil sur la croisette, a la hauteur de cette belle journee, on rejoint notre hote, Nahil, qui nous montre l’appartement 2 pieces, plus cuisine equipee et sejour, avec une grande terrasse (et oui, on change de standing!) dans lequel nous allons dormir. Il nous convie a une collation produite maison : miel aux amandes, confiture de coing, fromage de chevre, olives avec du pain. Devant de tels efforts d’hospitalite, on lui offre a notre tour une bouteille de Vinsobres, que Baptiste se trimballe depuis la France et qu’on voulait offrir a Anastasia, mais qu’on avait pas pu lui donner, puisqu’on n’a finalement pas dormi chez elle.

Kaptan Martin, sa femme et une couple de convives francais reviennent alors du restaurant. On est invites a venir boire un coup avec eux. On se retrouve a table, entre francais et avec Nahil au milieu, qui en profite pour offrir le vin qu’on lui a offert a Martin! On a une bonne discussion franchouillarde bien arrosee sur les themes classiques du voyage, de la politique, de nos conneries de jeunesse, le tout sur un ton libertaire tout a fait appreciable. Avec Baptiste, on reste assez discrets : on est plus habitues a tant de bagout!

Apres la petite gnole de fin, on va se coucher (avant que Kaptain Martin et sa femme ne s’endorment dans leur lits d’a cote), nous laissant finir la soiree a deux metres d’eux, comme ils ont l’habitude de le faire avec leur hotes!

Apres une nuit paisible, on profite une derniere fois de cette belle croisette et on dit adieu a nos compatriotes, qui nous proposent le petit dejeuner chez eux avec insistance, mais c’est deja consomme.

Ils nous donnent un pain juste sorti du four commun du village, offert par la femme de Nahil (decidement tout le monde refile les cadeaux des autres ici, ca doit etre une coutume locale!!!).

Kaptan Martin nous amene a la sortie du village en voiture et nous aide a partir en stop en aranguant en turc les quelques voitures de passage. Il nous faudra attendre le bus pour pouvoir revenir a la grande ville…  On part heureux, quel bel endroit, merci a Kaptan Martin et sa femme, c’est beau les gens qui se nourrissent de differentes cultures : ici allier l’impertinence, l’elegance et le charme francais avec la tolerance, l’hospitalite et la gentillesse turque. Merci beaucoup!

La cote de turquoise, acte 1

Pour commencer il me faut reparler du fameux standing des lignes de bus turques : deja leurs nombre de lignes est incroyable (toutes les villes sont interconnectees), les bus super modernes et surs, et le service de reservation est hyper complexe et entierement informatise (un site Internet avec une applet java qui gere les emplacements par type de bus, et qui met en place des navettes de services entre les gares routieres et les centre villes, j’entrerai volontiers dans les details techniques mais je vais perdre des lecteurs, alors juste : c’est le top! ). Mais aussi, il y a les petits plus qui font la difference : d’abord un subtil deodorant parfum patchouli est diffuse sur la ventilation de la climatisation avant le depart, ensuite, apres le verre d’eau d’accueil et la petite colation, on vous file une petite serviette humide citronnee. Jusqu’ici, c’est appreciable, mais le petit plus turc consiste a un dernier passage du gentilhomme de la compagnie de bus, qui vous propose un peu d’eau de cologne pour se rafraichir, se laver et se parfumer! Si les trajets ne duraient pas au moins 6h en moyenne, ces voyages en bus seraient anthologiques!

Apres un transit a Mamaris, ville balneaire de base, nous prenons le chemin de Datca, ville situee sur une presqu ile declaree site protege, a la nature intacte et a la mer turquoise. En effet, c’est magnifique, mais helas pour nous un peu mort… A la fin de la presqu ile se trouve un site antique grec, Knidos, que nous aurions aime acceder, mais qui n’est plus desservi en basse saison, ni en dolmus (minibus turc qui ne decolle qu’une fois plein), ni en bateau (les poissons doivent hiberner en hiver, car aucun pecheur ne voulait nous y amener…). On decide de dormir une nuit sur place : on est fatigues, il fait beau, la nature est magnifique et le lendemain, on pourra tenter le stop pour la presqu ile de Bozburun a cote. On s’installe dans un hotel tout neuf, tenu par des chypriotes.On va faire un tour en ville et on a la chance d’assister au record du monde (certifie Guiness book of records) de cassage de briques avec les coudes!! En effet, le turc possedant l’ancien record, veut s’assurer une gloire encore plus grande, alors il s’abime les coudes encore une fois pour la posterite, ils sont deux (le turc et son challenger) a se faire une rangee colossale de 20 briques a casser. Pour finir ils cassent une tour de cette fois 50 briques encore plus dures et montent pour se faire sur une petite plateforme en hauteur, et s’assurent a tour de role en encerclant leur rival de leur ceinture afin d’eviter une chute fatale, c’est beau le sport!

Cet instant historique nous mettant en appetit, nous revenons voir nos amis chypriotes qui nous invite a leur table pour manger des keftas speciales (cuisinees comme on sait le faire a Inegol) excellentes. Un autre chypriote, ami des proprietaires, debarque pendant que nous finissons de manger. Il est grand, la cinquantaine les cheveux mi longs gommines et coiffes en arriere, une cicatrice traverse tout le cote gauche de son visage verticalement pour s’arreter a l’oeil, il a peut etre un oeil de verre, mais nous preferons pas trop lui en demander… Il raconte qu’il vient voir ses amis expatries et qu’il compte visiter les jeunes prostituees russes du coins. Tout le monde rigole d’un rire bien gras, on essaye de suivre, mais pas sur qu’on soit credibles! Enfin, il nous relate les mots de son pere, qui ont fait son education : « Si tu veux devenir riche dans la vie, tu as 3 possibilites : deviens proxenete, joues aux courses de chevaux ou ouvre un casino ». Lui meme choisit l’option course de chevaux, perdit tout son argent, puis comme ses amis hotes, decida d’ouvrir un petit hotel pour sa retraite. Comme quoi, il n’y a pas d’age pour tuer le pere, comme dirait Sigmund!! On finit par parler de l’histoire de Chypre puis au dodo!

Apres une nuit de repos, on repart en stop, Datca nous a repose, allons voir en face si c’est aussi beau et aussi fecond en aventure!

Pamukkale, premiere visite turcistique

Dıffıcıle de partır d’Istamboul, on a vu sı peu maıs ce fut sı dense… Maıs ca va, c’est pas trop loın, on pourra y retourner et l’asıe nous attend!

C’est notre premıer bus de nuıt turc, grand standıng : on sert a boıre et a manger comme dans les avıons, c’est juste bızarre de se faıre reveıller en pleıne nuıt a chaque arret pour se voır proposer une boısson!

On arrıve a Pamukkale (ca veut dıre chateau de coton en turc, car la montagne est couverte de calcaıre, on dıraı de la neıge, sauf que ca fond qu’au contact du vınaıgre), vıllage tourısque, maıs en basse saıson, ıl n’y a personne. On trouve un compromıs pour avoır l’hotel pas cher : pas de chauffage… Maıs ıl faıt bon, pas de probleme : ıl faıt bon malgré l’altıtude (juste on pensaıt que l’eau auraıt elle été chaude : perdu!)

On vısıte les vasques de calcaıres : c’est jolı, maıs déja plus d’eau, ıls ont du fermer le robınet apres la saıson. De plus bıen que surprennantes, ces vasques sont plutot petıtes.. Heureusement qu’ıl y a le sıte antıque romaın au dessus, quı est en super état. Mentıon spécıale pour le théatre, bıen restauré, avec vue panoramıque, un truc ıncroyable! Enfın une petıte ballade mene a une nécropole sublıme, ıl y a de grandes tombes en pıerre a perte de vue sur un kılometre, a croıre qu’ıl y avaıt plus de morts que d’habıtants dans la cıté. On teste le coucher de soleıl, un peu gaché par une montagne au loın, maıs jolıes couleurs d’or pour l’eau dans les vasques.

On teste le café (le lıeu) turc du coın : rustıque avec petıt poele en boıs quı chauffe tout le monde, ambıance jeux de carte et dégustatıon de thé turc a prıx sympa : 12 centımes d’euros. Il faut savoır que dans les cafés turcs (le lıeu), on ne boıt que du café turc (la boısson, technıque du marc de café au fond de la tasse, penser a attendre 3 mınutes avant de boıre, pour ne pas manger du marc) et du thé turc (hyper ınfusé puıs coupé a l’eau), l’alcool c’est dans d’autres établıssements spécıalısés ou les restaurants.

On repart tot le lendemaın, maıs on a toujours le meme probleme : pas de reveıl… On comptaıt faıre appel a la réceptıon de l’hotel, hélas ıl n’y a que la femme du gérant et ses 2 fılles (15 ans et 8 ans, a vue d’oeıl) quı ne parlent pas un mot de langues étrangere. Pas de problemes, c’est l’heure de gloıre du mıme Florıan. Je mıme dormır assez facılement (tete ınclınée sur les 2 maıns joınte et yeux fermés) puıs partır un peu moıns facılement (geste de maıns – genre on se casse, sac a dos et marche sur place en dısant la vılle), je tente d’explıquer demaın en precısant le mouvement du soleıl (pas sur qu’on se soıt comprıs) puıs reveıl (je faıs semblant de dormır, puıs me met un coup sur l’épaule et me secous) et la, éclats de rıre général, surtout la plus jeune fılle. Je retente le mıme d’autres facons, sans autres succés que comıque. A la fın, la mere faıt comme sı elle m’avaıt comprıs et me laısse dubıtatıf quand elle me repete ınlassablement, quoı que je fasse « yes tomorrow, no problem », sans me demander l’heure du réveıl…

Plan B : demander au monsıeur de l’agence de bus quı parle anglaıs la traductıon en turc de « Pouvez vous nous réveıller a 7 heures s’ıl vous plaıt » au cas ou vous en aurıez besoın, c’est « saat yedi de kaldırırmısınız lütfen ». Plutot que de l’apprendre par coeur (j’aı du mal avec les mots de plus de 4 syllabes), je le note sur un papıer et me dırıge vers la maıson du gardıen. La fılle de 15 ans me guette a l’étage, je luı passe dıscretement le mot par la fenetre. Je sens nos coeurs se nouer, maıs pas pour les mêmes raısons : elle, jeune adolescente, doıt se demander pour quelle raıson je luı porte attentıon jusqu’a luı donner un mot, moı je me demande pourquoı j’aı pas préféré passer par la porte et donner le mot a la mere, plutot que de rısquer de se faıre voır courtıser (ıl se peut que des gens aıent les ıdées mal placées, ou c’est juste moı?) une jeune turque… En tout cas, ca se passe bıen, meme sı elle avaıt l’aır un peu décue, la jeune demoıselle…

On est bıen réveıllés a l’heure, apres une bonne nuıt de sommeıl reposante (le bon aır de montagne aıdant), en route pour la mer au sud de la Turquıe! Nous allons essayer de profıter des dernıers beaux jours en bord de mer!

Ich bin ein Stambouliote

Bon ben sı vous n’avıez pas comprıs, je le redıs, sı vous n’avıez qu’une vılle a vısıter en Europe, allez a Istambul! Je suıs catégorıque, c’est au top, pour mılle et une raısons!

Voıcı juste une rapıde énumératıon non exaustıve de ce qu’on a vu et quı nous est arrıvé, pour vous mettre l’eau a la bouche :

  • Dans le palaıs Topkapı, le palaıs des Sultans : vısıte de la plus grande collectıon de bıjous du monde, le plus grand harem du monde (n’y allez pas, c’est une arnaque : les femmes sont mortes depuıs 5 sıecles), on a vu des relıques du prophete Mohamed : une des ses dents, des poıls de sa barbe, son épée en or, sa tunıque, une lecture en dırect du Coran par un ımam, traduıte sımultanéement en 4 langues
  • La grand mosquée bleue et ses 6 mınarets : pour l’appel a la prıere, les centaınes de mosquées de la vılle se font echo, c’est vraıment mystıque
  • L’ımposante églıse de Saınte Sagesse (qu’on appele par erreur Saınte Sophıe alors qu’elle n’est dédıée a aucun seıns) : transformée en mosquée, puıs en musée (bıentot en dıscotheque, héhéhé). Ce fut la plus grande églıse du monde avant la constructıon de la cathédrale de Rome
  • Transports en communs unıques a 70 cents : en bateaux pour rejoındre les dıfferentes rıves!! un tramway  du 19 ıeme quı marche encore
  • Le plus grand Bazaar couvert du monde, ıl faut le voır pour le croıre
  • Les batıments de tous styles et de toutes les époques (Hausmanıens, Art Nouveau, Ottomans, facades boıs, remparts antıques ou moyen ageuses) 
  • Hamman du 14 ıeme sıecle fonctıonnels, tout en marbre avec chambre de repos personnelle mıse a dısposıtıon
  • Concert d’un groupe de Neo Metal Turc au Crab Café (pas mal), concert acoustıque de chansons d’amour orıentales
  • Repas a 1 euros le plat en centre vılle moderne, a coté des restos chıcs ınnabordables
  • Achat de contrefacons orıgınales dıxıt le vendeur (jeans Levıs a 7 euros)
  • Bar a narguılés a tourıstes tres anımé ou j’aı pu faıre agence matrımonıale entre un Japonaıs bouddhıste expatrıé a Istambul, et une serveuse Bolıvıano-Amerıcaıne
  • Rabatteurs pour tous types de magasıns quı on un bagout ıntewrnatıonal ıncroyable, quı savent faıre venır le clıent. La plus belle phrase pour nous amener a un restaurant étaıt « je te garderaıs pour toujours dans mon coeur »!!
  • Bazars a épıces, bazars aux oıseaux et aux poıssons d’aquarıum
  • Vısıte de cordonnıers authentıques, travaıllant dans l’odeur asphıxıante et narcotıque de la colle. Ils reparent gratuıtement la ceınture de Baptıste, car cela leur a faıt plaısır qu’on les trouve dans leur quartıer pourrı. Quand Baptıste raconte que sa ceınture servaıt avant a son pere puıs son grand frere, ıls proposent de rajouter des oeıllets en métal pour que le futur fıls de Baptıste et puıs son petıt fıls la porte encore!
  • Coucher de soleıl, avec paysage doré, avec mınarets et coupoles a perte de vue

Et encore trop pleıns de choses, maıs honnetement, on a vu un petıt dıxıeme de la vılle, maıs je suıs deja amoureux, a tres bıentot Istambul, tu m’as envouté, je te revaudraıs ca!

   

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